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#05 L’ARTISTE VERRIER J. M. WINTREBERT

JEREMY MAXWELL WINTREBERT

Né de mère américaine et de père français, Jeremy Maxwell Wintrebert passe son enfance auprès de ses parents en Afrique de l’Ouest, puis avec sa tante à Paris. À dix-huit ans, il part vivre aux États-Unis, où il visite un jour l’atelier d’un artisan de Seattle. C’est là qu’il fait pour la toute première fois l’expérience de l’alchimie magique du verre en fusion.  « J’ai vu cet homme enrouler une boule de verre autour d’une canne à souffler et faire tourner la canne dans sa main, raconte-t-il. C’était la première fois que je voyais du verre chaud et j’étais absolument fasciné. Ce fut une véritable révélation : j’avais trouvé la vocation à laquelle je voulais consacrer ma vie. »

Après des études à San Francisco, Jacksonville et Murano, près de Venise (« la Mecque de tous les souffleurs de verre »), Jeremy Maxwell Wintrebert est aujourd’hui installé dans une zone rurale proche de Paris. Ses pinces de souffleur de verre toujours dans les bagages, il effectue de fréquents séjours dans de nombreuses villes d’Europe où il fait crépiter les fours à creuset.

Le travail du verre est intense et requiert une discipline rigoureuse ainsi qu’une concentration et une force importantes. Les quatre apprentis de l’artiste souffleur se déplacent autour de lui dans la chorégraphie silencieuse d’un ballet minutieusement réglé, où chacun sait d’instinct quand protéger le visage et les mains du maître verrier contre la chaleur et quand porter les lèvres à la canne pour souffler. « Ce qui est incroyable avec le verre, c’est qu’on ne le touche jamais, glisse Jeremy Maxwell Wintrebert. Il est brûlant et dangereux, mais il a une âme. C’est ce que j’adore. Je veux apprendre le langage du verre, converser avec lui et révéler sa magie grâce à mon travail. »

Vu dans Wallpaper*,
photographe Daniel Stier

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#05 GALERIE PORTFOLIO

SAVOIR VERRE

« La première fois que j’ai vu du verre en fusion, j’ai su immédiatement que c’était la vocation à laquelle je voulais consacrer ma vie. »

JEREMY MAXWELL WINTREBERT

ROUGE FOURNAISE

Parmi les principaux outils qu’utilise Jeremy Wintrebert pour souffler le verre figurent des cisailles, une taloche en bois, des baguettes en verre et une paire de pinces. Pour lui, le verre a une âme et son travail est de révéler la magie qui l’habite.

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#05 GALERIE D’INSPIRATIONS

06 h 00

Tout commence à l’aube

La journée type du verrier commence de bonne heure. Je me réveille. Je m’étire, je prends du temps pour moi-même, car le soufflage du verre est un travail collectif très intense. Nous commençons généralement à travailler à 7 heures du matin, pour en accomplir le plus possible avant le déjeuner.

07 h 00

Les outils

Je me rends au travail en ne prenant qu’un sac comprenant mes outils les plus fondamentaux, le plus important étant ma paire de pinces, créée sur mesure à mon intention. On utilise les pinces pour donner sa forme au verre en fusion, pour l’étirer et le découper. Elles sont incroyablement précises et m’accompagneront jusqu’à la fin de ma carrière. Mes pinces sont une sorte d’extension de ma main.

10 h 00

Dans la nature

Quand je ne travaille pas, j’aime aller me promener dans la campagne qui entoure ma maison. C’est dans la nature que je trouve mes plus grandes sources d’inspiration, par exemple quand je découvre de nouvelles plantes aux formes organiques différentes des autres. Pour moi, la nature est la plus belle forme d’art.

13 h 00

L’endurance

Le déjeuner est un moment tranquille réservé à la contemplation, à la relaxation, à la détente. Nous avons à disposition des jus de fruits frais, de la nourriture saine et beaucoup d’eau. Le soufflage du verre est un travail très physique, qui exige beaucoup de discipline. Je suis un régime spécifique, je fais de l’exercice et de la musculation. Je ne bois pas et je ne fume pas non plus.

14 h 00

Le choix des couleurs

J’ai grandi en Afrique, entouré de paysages aux teintes brunes et vertes caractéristiques, dans une profusion de contrastes, parmi lesquels ceux qu’offrent les linges clairs sur la peau foncée – je crois que j’ai absorbé une grande partie de cette énergie-là. Je suis particulièrement intrigué par la lunette rouge sombre de la montre Tudor, surtout parce que c’est la teinte la plus difficile à obtenir avec du verre.

15 h 00

En équipe

Une très bonne équipe de soufflage de verre, c’est comme la mécanique bien réglée d’une montre-bracelet. À l’image du fonctionnement d’une montre, chaque élément mobile a un but et met une autre pièce en mouvement. Quand je suis dans mon atelier, mon équipe et moi devons agir en parfaite coordination. Nous sommes constamment en train de faire tourner le verre pour le maintenir en vie. Si on arrête de tourner, c’est fini.

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#05 TUDOR COUPE FRANCHE

LE SAVOIR-FAIRE TUDOR

La Tudor Heritage Black Bay propose une nouvelle interprétation du modèle Heritage classique, qui est l’incarnation parfaite de l’esprit vintage de Tudor. Les formes métalliques de la nouvelle Tudor ‘Heritage Black Bay’ viennent se confondre dans un élégant cadran noir aux index luminescents larges et généreux pour une visibilité parfaite. La glace saphir bombée, quant à elle, évoque l’art délicat du souffleur de verre, tandis que les aiguilles en or rose confèrent à l’ensemble une touche de nostalgie.

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#06 LE PARFUMEUR BEN GORHAM

#07 LE JOAILLIER JORDAN ASKILL

#08 L’ARTISTE MIKE PERRY

#09 LE MIXOLOGIST MATT WHILEY

#10 L’ARTISTE FLORAL AZUMA MAKOTO

#11 LE CONCEPTEUR LUMIÈRE KIT WEBSTER

#12 LE CORDONNIER MASARU OKUYAMA

#01 LE TAILLEUR PATRICK GRANT

#02 L’INGÉNIEUR CHARLES MORGAN

#03 LE DESIGNER NITZAN COHEN

#04 LE CHEF CUISINIER CHRISTOPHE DUFAU